La DSV intervient
Une femme alertée par l'état de Tatcha, contacte la DSV. Mais cette dernière n'a pas pu prendre conscience du problème. Elle n'a pas vu la même chose, où on ne le lui a pas montré... Deux contrôles ont été effectués en février 2006. Le premier a été réalisé le jour même de la chute de Tatcha, dont l'état a immédiatement inquiété le vétérinaire. Mais le cirque Maximum a des arguments. Tatcha est malade depuis longtemps et est suivi médicalement. Quand le vétérinaire revient, quelques jours plus tard, il constate que Tatcha va mieux, de même que Betty que la chute de Tatcha avait beaucoup stressée.
Un Maximum de souffrance
Ce qu'on laisse voir à un quidam, même derrière des barrières, on s'applique à le cacher aux autorités. Après ces trois contrôles, mais un mois plus tard, des sympathisants observeront les éléphantes enchaînées, avec des attaches sans protections... Nous avons également reçu de nombreux témoignages, comme quoi les éléphantes étaient frappées, régulièrement, sans raison, simplement pour qu'elles aient peur de leur dresseur et empêcher ainsi toute révolte.
Pas de répit
Il n'est pas bon être malade dans un cirque. Certes, Tatcha ne participe plus au numéro, elle reste seule dans la remorque, tandis que Betty travaille. Toutefois, elle est bien obligée de 'suivre' le cirque... Alors comment se reposer quand on doit sans arrêt faire des kilomètres dans une remorque inconfortable, pour de temps en temps faire une halte, sous un chapiteau qui l'est à peine plus ? En un peu plus d'un mois, son dernier mois, Tatcha aura 'visité' Saint Dizier, Chalons en Champagne, Soissons, Villers-Cotterêts, Noyon, Le Havre, Lisieux, Saint Romain de Colbosc, Yvetot, Forges-les-Eaux, puis Dieppe. Aucune des DSV des différents départements impliqués, contactées par One Voice, n'aura jugé nécessaire de stopper le transport de Tatcha. Quant au cirque, pas un instant il n'a envisagé de laisser Tatcha se reposer. Pourtant, quel est l'intérêt de transporter un éléphant malade, incapable de faire son numéro ?